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Mes autres pages sur l'Etna :
Notre randonnée virtuelle a pour but de faire une partie de la route forestière qui serpente sur la moitié de l’Etna, nous allons à la découverte de deux cavités fameuses de l’Etna : la grotte dei Lamponi et la grotte del Gelo.
Depuis la petite ville de Linguaglossa au Nord-Est de l’Etna,
que l’on peut atteindre par le chemin de fer CircumEtnea, il faut monter
en direction de la station Etna-Nord d’où partent les bus du Nord
pour le sommet. Vers 1 400 m d’altitude après de nombreux tournants
dans une très belle forêt, il faut, quelques mètres
avant le refuge tout en bois « Casa Brunek » qui se trouve
en montant sur la droite de la route, (panneau en bois du parc national
de l’Etna) suivre une piste qui s’enfonce dans ce bois jusqu’à une
grande bâtisse, dite la « casermita Pitarrone » des gardes
forestiers.
Si nous sommes en voiture, il faut laisser son véhicule
devant cette bâtisse, car nous allons dans quelques centaines de
mètres
entrer dans les limites du parc où il est formellement interdit
d’y circuler en voiture.
La randonnée se déroule sur la très belle piste de la « forestale » qui passe sous des bois avec parfois des saignées dues à des coulées récentes de 1809, de 1646, de 1923, de 1947. Nous arrivons ensuite sur les magnifiques coulées pahoehoes de l’éruption de 1614-1624. C’est dans cette coulée (assez rare sur l'Etna, mais courante sur le Kilauea à Hawaii) que se trouvent nos deux cavités.
L’éruption de 1614-1624

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Après une dizaine de minutes, nous arrivons à un
croisement, d’où partent plusieurs chemins, dont celui vers le Nord
pour la grotte del Gelo ; cependant, avant de cheminer pour cette cavité,
nous passons par l'entrée de la grotte dei Lamponi qui se trouve
juste au-dessus de la piste.
La grotte dei Lamponi
Cette cavité de lave est l’une des plus belles et la plus
longue à ce jour de l’Etna (environ 700 mètres de développement).
Sans matériel, mis à part une lampe, il est possible de descendre
facilement dans cette première entrée, la voûte s’étant
effondrée. Quand nous prenons pied dans cet antre et que les yeux
se sont habitués aux ténèbres, nous nous apercevons
qu’il y a une branche amont et une branche aval.
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La branche aval est longue d'environ 300 m. Elle ne présente
aucune ouverture, même si de nombreux blocs effondrés parsèment
l’itinéraire. On aboutit à une immense salle, vaste chaos
titanesque de blocs qui sont tombés du plafond.
La branche amont est plus longue mais elle est aussi très
agréable car les effondrements sont moins importants, et par des
lucarnes (trois), parfois très importantes, la lumière du
jour y crève les ténèbres. Ce qui permet de bien observer
la forme quasi-circulaire de ce tunnel, avec quelques banquettes sur les
côtes qui témoignent des différents niveaux de la lave
lorsqu'elle se trouvait dans cette conduite naturelle.
La grotte del Gelo
Cette grotte est un véritable mythe pour les randonneurs et spéléos
siciliens, en effet, c’est une « glaciaire », qui contient
un petit glacier éternel. Pour la découvrir, il faut partir
de la grotte dei Lamponi et monter vers le Nord, pendant une heure et demi
à travers essentiellement la coulée de 1614-1624, en suivant
un chemin balisé de cairns, de peinture blanche et de numéros
tracés (le numéro 60 au départ du sentier, pour atteindre
le numéro 1 à la grotte del Gelo). Cet itinéraire,
s’il ne présente pas de dangers effectifs, ne doit pas être
emprunté si l’on est tout seul, ou par temps de brouillard car l’on
peut, malgré le balisage, se perdre facilement dans cet univers
de pierre.
Après avoir ahané durement lors de
cette ascension, tout en passant à côté de magnifiques
tumulus et de quelques entrées de tunnels de lave, nous arrivons
sur un replat sableux avec pas très loin le point d’émission
de la coulée de 1981, avec son graben. L’entrée de la grotte
del Gelo, qui faillit disparaître avec cette éruption, se
trouve juste là : un trou d’une vingtaine de mètres de diamètre
avec un névé. Une descente d’une dizaine de mètres
permet d’atteindre la galerie principale dont le sol est constitué
de glace et de pierre. En marchant, avec attention sur le côté,
l’on avance sur une trentaine de mètres pour atteindre une pente
glacée, il y a des marches qui permettent de descendre pour atteindre
une galerie glacée très belle qui passe sous le glacier et
qui atteint une petite salle glacée qui se trouve sous la galerie
principale.
La redescente vers la piste principale de la «
forestale » demande environ 1 heure. Du croisement on peut repartir
sur ses pas au continuer la piste vers le Nord, pour atteindre au bout
d’une demi-heure le refuge du Monte Santa-Maria, qui n’est pas marqué
sur les cartes. Ce refuge est neuf, et ouvert mais il n’y a, à la
différence de la plupart des refuges de la « forestale »,
de citerne d’eau, il faut donc amener de quoi se désaltérer.
Bibliographie :
— (collectif) Etna un vulcano
una civilità. Giuseppe Maimone Editore. 249 p.
— Dominique Decobecq (1987) : la
formation des tunnels de lave. Bulletin LAVE n°11.
— Guy Kieffer (1985) : évolution
structurale d’un grand volcan polygénique : stades d’édification
et activité actuelle de l’Etna (Sicile). Thèse de doctorat
es sciences. Clermont-Ferrand, 497 p.
— Guy Kieffer (1976) : éruptions
excentriques ou éruptions latérales d’origine profonde :
réflexion sur le mécanisme d’un bon nombre d’éruptions
des bas et moyens versants de l’Etna (Sicile). C.R. Ac. Sc.1281-1284.
— Guy Kieffer (1973) : un type
important d’éruptions de l’Etna (Sicile) : les effusions latérales
lentes. C.R.Ac. Sci. D. 277, 1849-1852.
— di Giuseppe M. Licitra (1985)
: L’Etna e le sue grotte. Speleologia 13, 24 à 29.
— Jean-Claude Tanguy (1980) :
L’Etna, Étude pétrologique et paléomagnétique.
Implications volcanologiques. Thèse Doc Etat. Université
Paris VI, 618 p.
— Jean-Claude
Tanguy et Giuseppe Patané (1998) : L’Etna et le monde des volcans
(Diderot éditeurs).
onde des
olcans (Diderot éditeurs, 1998).