Le massif de la montagne Pelée situé au Nord de la Martinique est un strato-volcan profondément entaillé par les rivières et connu pour son éruption du 8 mai 1902. Une nuée ardente détruit en quelques minutes la ville de Saint-Pierre.

Les phénomènes précurseurs de l'éruption de la montagne Pelée, aller sur ma page Prévision des éruptions volcaniques. Une autre page sur les deux survivants de cette éruption qui fit près de 28 000 victimes.
Les éruptions historiques :
En 1792, il se produit deux petites explosions d'origines phréatiques,
mais sans grande conséquences.
Le 5 août 1851, les habitants sont réveillés par
un grondement sourd. Le 6 août, un panache de cendres blanchâtres
arrosent une large zone entre les villes du Prêcheur et de Saint-Pierre.
La Rivière Claire, affluent de la Rivière Blanche, charriait
de la boue et des troncs d’arbres.
Le 9 août il se produit encore des grondement et des coulées
boueuses.
Une commission de notables constate l'existence de trois bouches à
900 m d’altitude sur le flanc Sud-Ouest, au-dessus des sources de la Rivière
Claire. Quelques mois plus tard le phénomène s'arrête.
Le 8 mai 1902
Le sommet est alors occupé par une cuvette (dont le plus
grand axe atteint 1000 m) parfois remplie d'eau : l'étang Sec. Cette
cuvette est cernée par une muraille hérissée de crêtes,
dont le Morne Lacroix qui culmine à 1351 m. La caldeira de
l'étang Sec présentait, à l'aplomb des sources
de la rivière Blanche, une échancrure, appelée " barrage
" de l'étang Sec : l'enceinte de 150 à 200 m de haut tout
autour de la cuvette se réduisait, à cet endroit, à
une trentaine de mètres.
En moins de deux minutes, la nuée ardente descend de la montagne Peléee à une vitesse de 400 à 500 km/h. L'onde de choc détruit tous les murs de Saint-Pierre mis a part quelques murs parallèles à la direction du volcan. La ville brûle sous l’effet de la haute température de la nuée ardente et de l’embrasement des entrepôts des rhumeries.


Le 20 mai, une énorme nuée ardente, en tous points comparable à celle du 8, parachève la destruction de Saint-Pierre et fait pleuvoir une grêle de ponces jusque sur Fort-de-France, y déclenchant la panique. Nouveaux phénomènes éruptifs violents les 26 mai, 6 juin et 9 juillet, tandis que le dôme de lave, formé d’andésite à 62 % de silice, continue de grossir dans la caldeira de l’Etang Sec.
Le 30 août trois nuées successives se déversent
non seulement vers Saint-Pierre, mais aussi vers le sud-est, accroissant
la zone de dévastation. Plus d’un millier de personnes qui venaient
de réintégrer la région du Morne Rouge sont tuées,
portant le nombre total des victimes à 29 000.
À partir de novembre le sommet du dôme est percé par une curieuse aiguille de lave dont la croissance, entrecoupée d’éboulements et de destruction partielle, atteindra l’altitude maximale de 1617 m, soit plus de 300 m au-dessus des bords du cratère. Quelques mois plus tard, pourtant, ce monstrueux obélisque était effondré. Parallèlement au développement du dôme continuèrent des explosions verticales et latérales moins violentes. L’une d’elles, le 16 décembre 1902, manqua d’engloutir la mission scientifique dirigée par Alfred Lacroix, à qui l’on doit la définition du terme « nuée ardente ». Ces phénomènes ne prirent fin qu’en juillet 1905, tandis que d’abondantes fumerolles continuaient de s’échapper du dôme.

Pour aller plus loin sur la montagne Pelée avec internet :
- Le site du B.R.G.M. Antilles
http://www.brgm.fr/risques/antilles/guad/v1902.htm
offre une information sur l’éruption de 1902, avec une carte
de risque
- Le site de l’observatoire Volcanologique de la Montagne Pelée
http://geoscope.ipgp.jussieu.fr:8080/martinique/stationmar.html
présente quelques informations et une image du volcan actualisée
tous les ¼ d’heure.
- Le site de l’Académie de la Martinique
http://www-peda.ac-martinique.fr/svt/geol7.shtml
aborde l'historique du volcan avec quelques circuits géologiques
et une découverte de la flore locale.
- La Montagne Pelée
http://perso.wanadoo.fr/dmo/martinique/montpelee/html/sommaire.htm
Ce site très documenté comporte cinq rubriques : Les
signes (précurseurs), L’éruption, La Pelée, Images
et Glossaire.
- Découvrez la montagne Pelée actuelle avec des photos
de ce volcan :
http://www.mount-pelee.com.
- L’éruption de la montagne Pelée
http://membres.lycos.fr/sp1902
site impressionant avec des enregistrements sonores de « complaintes
» de la catastrophe.
- Des photos prises par le capitaine du Destrees, Albert Lemée,
arrivé à Saint-Pierre peu après le 8 mai :
http://daniel.lemee.free.fr/martinique
Bibliographie :
D. Westercamp, H. Tazieff (1980) – Martinique, Guadeloupe, St-Martin,
La Désirade. Guides Géologiques Régionaux, Masson.
